COVID-19 : Comment les entreprises camerounaises peuvent-elles résorber la récession économique ?

Les soumissions aux appels d’offres publics se présentent comme l’option la plus viable pour les entreprises de relancer leurs activités post covid-19.

Alors que le pic de la pandémie est annoncé pour la mi-juin 2020 et que les réflexions du gouvernement se focalisent sur la reprise normale des activités économiques, une autre question se pose : De quels moyens supplémentaires les entreprises disposent-elles pour faire face à la crise économique post COVID-19 qui se profile à l’horizon ?

  • L’ANTICIPATION

Les entreprises doivent anticiper pour lever les incertitudes qui sont apparues pendant le confinement. Pour cela elles doivent surveiller les appels d’offres qui seront lancés dans les prochains mois tout en gardant à l’esprit qu’il y aura forcément un plan de relance intense qui provoquera une augmentation du nombre des appels d’offres d’ici 2021. Aussi, les soumissions aux appels d’offres se présentent comme l’option la plus viable pour les entreprises de relancer leurs activités, en particulier les TPE et les PME qui comptent parmi les plus vulnérables. Une autre question qui reste déterminante est l’adaptation des horaires aux nouvelles conditions d’organisation des chantiers. Les décideurs doivent travailler de concert avec les experts en marchés publics pour garantir la bonne réalisation des projets dans ces conditions particulières.

  • LA RÉADAPTATION DES CONDITIONS DE TRAVAIL

Avec le déconfinement, les entreprises doivent donc réadapter leurs calendriers de soumission ou d’exécution des contrats en cours et fixer de nouvelles échéances pour l’exécution des prestations à l’aune des nouvelles dispositions mises en œuvre pour assurer la sécurité sanitaire des intervenants. La limite du taux de la reprise étant également liée pour une grande part à la capacité des travailleurs à revenir sur les chantiers, les entreprises gagneraient à veiller à ce que les conditions de travail restent les plus naturelles possibles, ceci dans le respect des mesures sanitaires exigées. Les travailleurs seront de ce fait plus enclins à respecter les nouveaux protocoles mis en place et le délai d’exécution des marchés publics en sera positivement impacté.